Tchad: Mahamat Idriss Déby appelle les groupes politico-militaires à revenir au dialogue national

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Dans son discours donné à l’occasion de la fête nationale tchadienne mardi soir 10 août, le président du conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby, a lancé « un appel pressant aux groupes politico-militaires de reconsidérer leur position et revenir nous retrouver pour une impulsion collective ». Une main tendue importante alors que l’agenda reste inchangé et que les efforts de médiation et de facilitation se poursuivent.

C’est sans aucun doute « un pallier franchi », confirme le ministre porte-parole du gouvernement. Une main tendue qui concerne l’ensemble des groupes politico-militaires, assure Abderaman Koulamallah, y compris le mouvement du FACT. Pour la première fois, les autorités l’énoncent directement. Si elles ne veulent pas s’appesantir sur ce sujet, la participation au dialogue national du groupe rebelle à l’origine de la mort d’Idriss Déby posait question.


Peut-être que le président de la République a franchi un palier en appelant avec plus de vigueur à l’unité nationale, qu’il était peut-être un peu temps que nous puissions renoncer aux armes. La main tendue concerne tous les groupes armés […] Est-ce que le FACT est près à rentrer dans le rang, à dialoguer ? C’est à eux qu’il faut poser la question.

Le ministre insiste sur la volonté d’organiser « un dialogue sans exclusive, un dialogue sincère. » avec les groupes politico-militaires et les partis politiques. Pourquoi ce pas en avant aujourd’hui ? La date anniversaire de l’indépendance et la situation politique et militaire apaisée, selon le ministre, a permis de lancer un message d’espoir.► À lire aussi : Le Tchad accède à l’indépendance le 11 août 1960 avec François Tombalbaye

Comité d’organisation du dialogue ouvert

Du côté du FACT, la volonté de trouver une issue politique au conflit reste inchangée, assure son porte-parole. « Nous ne sommes pas des va-t-en guerre », martèle-t-il. Mais pour Kingabe Ogouzeime de Tapol, des garanties sont nécessaires. Parmi les conditions avancées : une loi d’amnistie générale, ou encore un comité d’organisation du dialogue ouvert aux différentes sensibilités.


La position est claire : nous sommes prêts à rentrer aujourd’hui à Ndjamena pour dialoguer, à condition qu’on ait des garanties solides […] Le problème n’est pas au niveau du discours, le problème est au niveau de la traduction réelle de la volonté politique sur le terrain. Or sur le terrain, on voir que c’est une autre attitude qui se passe.

Kingabe Ogouzeime de Tapol

Même position du côté du porte-parole des groupes politico-militaires, Ousman Hissein, signataires de la déclaration de Lomé du 27 juillet qui insiste sur la nécessité d’un comité d’organisation inclusif et consensuel.► À lire également : Tchad: marche à l’appel de la coalition Wakit Tama pour un changement de cap de la Transition

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