Tunisie : la BBC révèle des enregistrements des derniers coups de fil de Ben Ali

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                À l'occasion du 14 janvier, jour de commémoration de la révolution tunisienne de 2011, la BBC a diffusé des extraits sonores des enregistrements téléphoniques secrets passés par l'ancien président Zine al-Abidine Ben Ali durant les derniers 48 heures de son règne et alors qu'il quittait la Tunisie. Ces derniers moments montrent l'effondrement de son autorité après 23 ans de dictature.                </p><div readability="71.734302023871">

                <p>La BBC affirme que les voix sont authentiques même si les personnes concernées le nient. <strong><a href="https://www.bbc.com/afrique/region-59995041" target="_blank" rel="noopener">Les coups de fils de Ben Ali</a></strong>, décédé en 2019 en Arabie saoudite, étaient destinés à son ministre de la Défense, à son chef de l'armée et à deux amis personnels. Ces enregistrements confirment ce que l'on sait déjà sur le rôle joué par l'armée pour qu'il quitte le pouvoir et qu'il ne revienne plus.

Le premier de ces coups de fil, passé dans la soirée de 13 janvier, est donné à un proche, l’homme d’affaires Tarak Ben Ammar. Ce dernier le couvre d’éloge au sujet de son discours de la journée : « Vous étiez merveilleux, c’est le Ben Ali que nous attendions », affirme Tarak Ben Ammar.

De l’avion qui le conduit avec sa famille à Jeddah. Ben Ali appelle Ridha Grira, son ministre de la Défense qui l’informe : Mohamed Ghannouchi a été nommée président par intérim. Ben Ali lui fait répéter. Puis, il réplique : « Comment ça ! Mais je reviens dans quelques heures ».

Il appelle alors son ami, Kamal Eltaief et lui demande : « Me conseilles-tu de revenir ? ». Il devra répéter sa question quatre fois avant que son interlocuteur ne lui confie : « les choses ne s’annoncent pas bonnes. »

Quant à Rachid Ammar, chef d’état-major des armées, il fait semblant de ne pas reconnaître sa voix : « Je suis le président », insiste Ben Ali. À propos de son éventuel retour, le militaire lui signifie : « Quand on voit qu’il est possible de revenir nous vous informons, monsieur le président », répond le chef de l’armée.

Le lendemain matin, son ministre de la Défense se montre plus direct. « Si vous rentrez, je ne peux pas garantir votre sécurité ».

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