Tunisie: la doctorante Abir Khribich, meilleure chercheuse scientifique féminine

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                Le 13 août est une fête nationale pour les droits des femmes. À cette occasion, la jeune doctorante Abir Khribich, 26 ans, a reçu le prix de la meilleure recherche scientifique féminine par le ministère de la Femme pour sa recherche combinant la consommation d’énergie renouvelables et le développement social.                </p><div readability="94.150072150072">

                <p><em>Avec notre correspondante à Tunis, </em><strong>Lilia Blaise</strong>

En Tunisie, elle reçoit 10 000 dinars (près de 3 000 euros) pour poursuivre sa recherche. En France, elle a obtenu la bourse Eiffel, une bourse d’excellence pour encourager les étudiants étrangers à faire des doctorats dans l’Hexagone. Mais la jeune étudiante garde la tête sur les épaules.

Issue d’un village dans la zone rurale de Nabeul, au nord-est de la Tunisie, avec un père responsable qualité dans une usine et une mère au foyer, elle dit avoir été sensibilisée dès son plus jeune âge à l’environnement par ses parents. Elle a étudié la façon dont les sociétés sont sensibilisées aux énergies renouvelables, au-delà des bienfaits économiques. Comment le développement du bien-être d’une population et de sa qualité de vie peut aussi aider à amorcer une transition énergétique. Sa conclusion : le développement social et l’accès à l’éducation sont essentiels pour convaincre les consommateurs.

Avec sa recherche publiée dans une revue internationale scientifique, elle veut aussi inspirer le changement en Tunisie, où elle estime que si les autorités mettent en place des mesures pour aller vers d’autres énergies, la population reste peu sensibilisée à leur utilité. Par exemple, peu de Tunisiens sont au courant que l’État aide à l’installation de chauffe-eaux ou encore des panneaux solaires dans les foyers selon Abir. À l’heure où les factures d’électricité augmentent et où l’importation de gaz dépend des enjeux géopolitiques, la jeune chercheuse veut continuer sa recherche, pour aider également son pays.

Le 13 août, une fête nationale pour les droits des femmes

En Tunisie, cette journée célèbre la promulgation du Code du statut personnel, un corpus juridique édicté après l’Indépendance du pays. Il abolit la polygamie et précise la procédure judiciaire du divorce. Plus d’un demi-siècle plus tard, le 13 août est aussi l’occasion de rendre hommage à des femmes tunisiennes qui ont marqué l’histoire. La Poste a par exemple honoré 22 femmes dans des timbres spéciaux.

Ces 22 timbres, disponibles depuis ce samedi 13 août, ont pour objectif de raviver la mémoire collective et mettre en avant l’action des femmes en Tunisie. Parmi les 22 femmes mises à l’honneur, il y a la tenniswoman Ons Jabeur, première joueuse du continent africain à avoir atteint la finale d’un tournoi majeur, à Wimbledon en juillet dernier. On retrouve aussi Fatma Haddad, la première femme philosophe de l’histoire du pays, ainsi que Maya Jribi, militante et femme politique progressiste, inlassable combattante pour la démocratie et les droits des femmes.

Il y a aussi Naama, une icône de la chanson tunisienne qui a cristallisé les aspirations de tout un peuple pendant ses 40 ans de carrière, et Aïcha Mannoubia, une sainte musulmane du XIIe siècle, connue pour s’être rebellée contre son père en refusant de se marier. Est aussi disponible un timbre à l’effigie de la Kahina : la reine guerrière berbère est l’une des figures clés du VIIe siècle. Elle a combattu les envahisseurs musulmans. Les historiens la décrivent comme la première féministe de l’histoire. 

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