Tunisie: une allocation de 300 dinars pour aider les familles les plus vulnérables

tunisie: une allocation de 300 dinars pour aider les familles les plus vulnérables 61302dd550f4a.jpeg
tunisie: une allocation de 300 dinars pour aider les familles les plus vulnérables 61302dd550f4a.jpeg

Publié le :

Dans une situation économique qui était déjà délicate, la Tunisie a doublement souffert de la pandémie de coronavirus. Afin d’aider les familles les plus vulnérables à passer ce cap difficile, les autorités tunisiennes ont annoncé qu’une allocation exceptionnelle leur sera versée dès le 1er septembre. Un programme financé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. Mais sur le terrain, les choses semblent un peu plus compliquées.

Avec notre correspondante en Tunisie, Amira Souilem

A Bhar Lazreg, un des quartiers les plus pauvres de Tunis, ils sont nombreux à attendre l’allocation exceptionnelle de 300 dinars annoncée par les autorités (l’équivalent de 90 euros environ). C’est le cas de Karim, ouvrier dans le bâtiment de 35 ans : « Cette aide, j’en ai besoin, c’est quand même mieux que rien. Mais j’ai essayé de m’inscrire sur le site dédié mais le site plante donc je n’ai pas pu le faire, j’attends de voir… »

Une aide pour un million de foyers

Après vérification, le site permettant de s’inscrire pour recevoir l’aide était effectivement indisponible. Près d’un million de foyers tunisiens devrait recevoir cette aide débloquée pour leur permettre de faire face aux difficultés économiques accentuées par la pandémie de Covid-19. 

« Trouver » un emploi

Les personnes rencontrées ont une idée très précise de ce qu’elles comptent faire de ce pécule. Pour cet homme, « 300 dinars en ce qui me concerne ça peut beaucoup m’aider. Je viens de la ville du Kef. Je cherche du travail à Tunis et avec cette somme je peux me permettre de passer une semaine de plus sur place pour trouver quelque chose ». Et pour cette femme, « avec cet argent, je pourrai acheter mes médicaments par exemple. Je suis en dépression. J’en ai pour 96 dinars chaque mois et ça ne fait qu’augmenter. Cela m’aiderait surtout que je suis veuve ».

Une somme d’argent qui permettra aussi à certaines familles d’acheter une partie des  fournitures scolaires des enfants. 

À lire aussi : En Tunisie, une jeunesse contrainte à l’exil pour fuir la misère

Total
1
Shares
Related Posts
%d blogueurs aiment cette page :