Un Franco-Camerounais part en guerre contre le fléau de l’insécurité routière

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                Au Cameroun, deux accidents de la route ont fait sept morts en quelques jours entre Yaoundé la capitale et Bafoussam. L'axe avait pourtant été refait avant la Coupe d'Afrique des Nations de football. Excès de vitesse, non respect du code de la route... l'insécurité routière est un fléau dans le pays. Mais un Franco-Camerounais tente de changer les comportements. Il a créé une association : « Le Civisme sauve des vies ».                </p><div readability="80.860089686099">

                <p>Assiste-t-on à une recrudescence des accidents mortels sur la route de Yaoundé à Bafoussam, pourtant toute neuve ? Si la ministre de l'Habitat est allée jusqu'à demander aux chefs religieux d'en chercher les causes, Julien Mbounga a son explication.

« Les gens ont tellement été habitués à rouler sur des routes complètement délabrées que, dès lors que la route est arrangée, au lieu de respecter cette nouvelle infrastructure bien bitumée, ils vont se mettre à y rouler comme s’ils étaient sur un circuit, souligne-t-il. Ils oublient que la chaussée chauffe, les pneus chauffent, les surcharges, les comportements imprévisibles de celui qui vient en face… Ce sont des routes à deux voies inversées, donc il faut faire extrêmement attention ! »

Faire reculer l’insécurité routière, ce Franco-Camerounais en a fait une mission. Une façon de surmonter le traumatisme d’un accident dans l’ouest du pays, qui a failli lui coûter la vie. Depuis 2019, il fait de la sensibilisation avec les bénévoles de son association Cisal, sur la voie publique et dans les écoles.

« De cette manière, quand ils seront pré-adolescents, adolescents et adultes, pour eux, ce sera un réflexe de mettre sa ceinture de sécurité quand on monte dans une voiture, poursuit Julien Mbounga. Pour eux, ce sera un réflexe de s’arrêter au feu rouge, quand le feu existe. Pour eux, ce sera un réflexe d’être à cinq dans une voiture prévue pour cinq, de ne pas franchir une ligne continue blanche, de ne pas faire un dépassement comme on dit trivialement au Cameroun en troisième ou quatrième position, ces dépassements où vous n’avez pas de visibilité sur la fin, mais où vous vous engagez quand même sur la voie de gauche. C’est extrêmement dramatique en terme de conséquences. »

Ce lundi, journée des femmes, Cisal fera de la sensibilisation à la sécurité routière auprès des femmes du ministère de l’Éducation de base, pour amplifier cette action auprès des plus jeunes. 

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