Une ville japonaise veut changer le nom d’îles disputées avec la Chine et suscite l’ire de Pékin

Les relations entre la Chine et le Japon sont souvent mises à l’épreuve face à des conflits liés à certaines zones d’îles dont la souveraineté est disputée par les deux puissances.

Une commune du sud du Japon a voté ce lundi une modification de l’appellation d’une zone comprenant des îles disputées avec la Chine et Taïwan, une décision qualifiée d'”illégale” et de “grave provocation” par Pékin. Le conseil municipal d’Ishigaki a approuvé ce projet de changement de nom d’un territoire couvrant les îles appelées Senkaku par le Japon et Diaoyu par la Chine et Taïwan, de “Tonoshiro” à “Tonoshiro Senkaku”.

Les médias japonais ont indiqué qu’une autre partie d’Ishigaki s’appelle également Tonoshiro et que ce changement avait pour but d’éviter les confusions.

Mais ces îles inhabitées sont au coeur d’un vieux différend entre Tokyo et Pékin et le geste de cette instance locale sans autorité nationale a suscité la colère en Chine et à Taïwan.

“L’adoption de cette loi dite de désignation administrative par le Japon est une grave provocation à l’encontre de la souveraineté territoriale de la Chine”, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, en réponse à une question.

“Ceci est illégal et caduc et ne peut changer le fait que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine”, a poursuivi M. Zhao, ajoutant que Pékin avait transmis par voie diplomatique au Japon des protestations solennelles et se réservait le droit d’apporter des réponses supplémentaires à cette décision. Taïwan a déclaré pour sa part que ces îles faisaient partie de son territoire.

La protestation de Pékin

“La souveraineté des îles Diaoyu revient à notre pays et toute tentative de modifier ce fait est caduque”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, précisant avoir exprimé à Tokyo ses “regrets et sévères protestations” Le porte-parole du gouvernement japonais s’est refusé à tout commentaire sur la décision du conseil municipal d’Ishigaki.

Ces îles sont administrées par le Japon, mais des navires des gardes-côtes chinois s’aventurent fréquemment à proximité, provoquant des tensions diplomatiques.

Les relations bilatérales entre les deux puissances asiatiques s’étaient nettement dégradées en 2012 lorsque Tokyo avait “nationalisé” certaines de ces îles. Elles se sont depuis améliorées mais des tensions demeurent.

Le chef du gouvernement nippon Shinzo Abe s’était rendu en octobre 2018 en Chine pour la première visite officielle d’un Premier ministre japonais depuis 2011

R.B. avec AFP

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